EDITO
Il n'appartient pas à une organisation syndicale de prendre position politiquement et de commenter les résultats électoraux. (Même si finalement tout engagement ou prise de position ne peut être isolé du fait politique)
Par contre il est de la responsabilité d'un syndicat et des citoyens qui le composent de s'inquiéter pour la démocratie et le respect des choix électoraux.
La situation polynésienne et les évènements récents ne sont pas pour nous rassurer. La loyauté de certains hommes politiques nous semblait fragile mais ils sauvaient au moins les apparences. Affirmations en public, actes contraires en privé : On connaît ça aussi en métropole et ailleurs dans le monde.
Par contre il est plutôt rare dans un régime démocratique de constater un tel mépris de la parole donnée et des choix des citoyens.
Le spectacle qui nous a été offert est digne d'un système autoritaire dans lequel une élection n'est pas le choix du peuple mais l'instrument d'une pseudo légalité du pouvoir.
Dans cette Polynésie là, que certains imaginent à moyen ou plus long terme libérée de la colonisation, on peut s'interroger sur l'avenir de la démocratie. L'incapacité de certains hommes politiques à la défendre (et l'inadaptation d'un système électoral Estro- sarkosien) fait craindre pour l'avenir d'une Polynésie indépendante.
Ainsi donc le territoire est-il dirigé (tout au moins symboliquement) par le parti arrivé troisième aux élections.
Comment croire dans ce contexte d'actes de trahisons publiques à la mise en place d'un dialogue social en Polynésie ? Le mimétisme avec l'évolution de la démocratie en France prouve en tout cas que des liens forts existent entre la métropole et la Polynésie dans l'affirmation d'un régime où le pouvoir est confisqué aux citoyens.
) Sans prendre position pour aucune des forces politiques locales, sans juger de l'alliance entre les oranges et les bleus, c'est à l'évolution de la perception du politique par les polynésiens que nous pensons. L'intérêt porté par les citoyens à la vie politique a été attesté par le fort taux de participation. On n'avait pas le droit sur le plan éthique d'utiliser aussi mal la reconnaissance des politiques par la participation élevée au scrutin. C'était une occasion unique pour les responsables locaux de permettre un redémarrage du pays sur des bases saines. Au lieu de cela nous sommes condamnés à regarder le mauvais feuilleton repris avec appétits par des médias au sens critique insuffisant. L'instabilité a de beaux jours devant elle et les polynésiens seront dans leur grande majorité les premiers lésés.
Roland Daumas.
Négociations salariales :
L'UNSA-Fonctionnaires a décidé de refuser de signer le volet point d'indice proposé par le gouvernement pour les salaires des fonctionnaires, estimant qu'il aurait dû accorder une hausse d'au moins 1,6% pour compenser l'inflation.
L'UNSA renonce également à signer le projet d'accord portant sur la création de la GIPA (Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat), qui ne saurait se substituer au principe du déroulement de carrière.
En revanche, l'UNSA-Fonctionnaires a signé les volets prévoyant notamment la refonte des grilles indiciaires, la dynamisation des carrières ainsi que les dispositions relatives au compte épargne temps et à l'action sociale.
La grève du 24 janvier n'a pas permis de peser suffisamment sur le ministre du budget pour ouvrir de vraies négociations salariales.
A l'heure ou Total dégage 12
milliards d'euros de profits, la BNP paribas 3 milliards, la société générale 0,8 milliard malgré Kerviel et ses moins 5 milliards, on nous dit que les caisses sont vides et on nous accorde une augmention de 0,8% (0,5 en mars et 0,3 en novembre)
Certes les profits privés ne sont pas ceux de l'Etat, mais ils se font sur le dos des consommateurs. On ne nous fera pas croire que la flambée du baril ne profite pas aux pétroliers.
L'inflation est prévue à 1,6% en 2008 mais cumulée sur 12 mois on est déjà 2,4%.
De plus l'enquête de l'INC a fait tomber des nues notre populaire F Fillon (il est naïf celui là ou bien très bon acteur) qui lui ne s'était pas aperçu que certains prix avaient flambé au point d'augmenter de 50% depuis novembre 2007. (On oublie le passage à l'euro puisque maintenant tout le monde trouve normal que ce qui coûtait 1 francs français coûte un euro soit 6,55 fois plus cher)
On prend les salariés pour de vrais imbéciles et la non prise en compte de leur avis fait échouer maintenant les mouvement de grève, qui ne sont plus guère massifs que dans la fonction publique.
D'ailleurs les prochains mouvements de grève auxquels les syndicats appelleront seront peut-être les derniers car le droit de grève vit ses derniers moments si la spirale actuelle des restrictions des libertés (sauf celle des prix bien sûr) n'est pas enrayée.
Ce qui peut sembler de la simple cuisine métropolitaine concerne aussi le niveau des prix ici en polynésie.
Ne l'oublions pas
Elections professionnelles : C'est pour bientôt
Les élections professionnelles permettent de désigner les représentants des personnels qui vont siéger dans les commissions paritaires et qui examineront notamment les demandes de mutations, les recrutements des collègues en métropole, les renouvellements de séjour, les congés formation.
Elles ont lieu tous les deux ans. Le SE-Unsa a besoin d'élus pour informer et défendre ses syndiqués. Nous en possédons chez les CPE mais pas chez les certifiés, PLP et profs d'EPS. Pour avoir des élus il faut présenter une liste. Cela se prépare très en amont des élections qui ont lieu généralement en novembre.
Avec cette circulaire vous aurez un acte de candidature qu'il faudrait renseigner et me renvoyer. On placera les collègues qui le veulent en position non éligible (on vise un seul poste chez les certifiés, PLP et EPS) On compte sur vous.
Pour adhérez au SE :
Roland Daumas
BP 110
98753 RURUTU
Roland Daumas